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Johnny, sex, gangsters and Mylène... what else ?

Johnny, sex, gangsters and Mylène... what else ?






Samedi 09 mai. Hier soir, Johnny Hallyday, mon chanteur préféré, une de mes idoles (si ce n'est la plus importante à mes yeux avec Mylène), jouait la première de sa tournée d'adieu, le TOUR 66, au Zénith de Saint-Etienne (1). J'ai donc passé une partie de ma matinée sur le Net, à regarder les avis des fans, des journalistes, et à prendre le plus de photos possible pour les mettre dans mon PC. Après j'ai foncé rapidement sous la douche, je me suis préparé et j'ai mangé à la même vitesse afin de ne pas être en retard (en gros j'ai passé une partie de la journée avec une copine brune, une emo, d'où la présence du mot « sex » dans le titre de cet article).
18 heures. C'est le moment de partir de la maison, alors que je suis revenu il y a à peine un quart d'heure. C'est décidé depuis quelques jours : le soir de poilade est arrivé. En effet, dans plusieurs minutes commencera chez Grand Ours la soirée que nous avions en tête (surtout moi) où nous allons regarder deux films que nous adorons beaucoup : LES TONTONS FLINGUEURS (2) et PULP FICTION (3).
Je vous épargne les deux bonnes heures de conneries que l'on a pu dire et faire, avant d'attaquer enfin cette petite soirée films devant deux pizzas (une chacun). J'aurai bien aimé voir le film qui fit de Tarantino un grand nom du cinéma en premier, mais comme d'après l'hôte on garde le meilleur pour la fin (pour moi LES TONTONS est meilleur que PULP mais bon), la comédie culte a été le premier long de la soirée.
Les premiers plans se font voir. On sourit rien qu'à l'idée de voir la suite et surtout d'entendre les répliques. C'est la version noir et blanc (je me demande toujours pourquoi ils avaient mis de la couleur sur les vieux films à un moment, les cons...). Fernand Naudin (l'intouchable Lino Ventura), un provinciaux revenu à Paris, promet sur le lit de mort de son meilleur ami, le Mexicain, de veiller sur ses intérêts et sa fille Patricia. Fernand découvre alors qu'il se trouve à la tête d'affaires louches dont les anciens dirigeants veulent s'en emparer (dont Bernard Blier et Jean Lefèbvre, en frères improbables). Mais, flanqué d'un curieux notaire (Francis Blanche dans son meilleur rôle) et d'un garde du corps (Venantino Venantini), Fernand impose sa loi.
Des répliques croquantes et tordantes (que moi et Grand Ours connaissons par c½ur) à chaque instants (à croire qu'Audiard était dans une forme olympique à ce moment là), une ambiance charmante puis un rythme exellent, LES TONTONS FLINGUEURS est une des meilleures comédies du cinéma Français (et à mes yeux en général). Ce film culte et incroyable possède une scène d'anthologie qui est à pisser de rire : celle de la cuisine. Un des rares films où j'aimerai être avec les personnages, même en être un (celui de Blier de préférence) ou encore vivre à cette époque.
Le final des TONTONS est passé. Une pause pipi et c'est reparti pour l'autre long de la soirée. La première scène de PULP FICTION se présente devant nous, avant le générique. Le scénario est composé de plusieurs histoires qui se regroupent. Pour faire simple, un couple décide de braquer une cafétéria. Parmi les clients on trouve deux truands, dont on verra leur quotidien tout au long du film.
L'idée de faire passer le personnage principal pour un personnage secondaire dans la partie d'après et vice versa est vraiment bien trouvée. Quentin Tarantino, grâce à son univers décalé et violent, invente ici un nouveau genre. Malgré les longs dialogues (que l'on connaît par c½ur aussi), PULP FICTION est une ½uvre à part, marquant toute une génération, et a refait la carrière de Travolta, alors en pleine traversée du désert. D'ailleurs, la scène du concours de twist avec lui et Uma Thurman, sur YOU NEVER CAN TELL (4), est toujours un régal.
Il est presque une heure du matin lorsque je rentre, fatigué. Le chemin est d'un calme mortel. Pas une voiture en route. Une vraie ville fantôme. Cette nuit de pleine lune est nuageuse. Je n'ai rien de prévu ce dimanche, à part lire, regarder plein de films et surtout regarder le 20 HEURES de FRANCE 2 (interview de Mylène), avant de commencer une nouvelle semaine où j'aurai à suivre la fin (vendredi pour être précis) de cet atelier pour la recherche d'un emploi (5). Et aussi à suivre le début du nouveau FESTIVAL DE CANNES, mais ça, c'est une autre histoire.





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1 = Lire l'article TOUR 66 : DÉPART SAINT-ETIENNE.

2 = Écrit et réalisé par Georges Lautner, avec Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche, Venantino Venantini, Jean Lefèbvre, Robert Dalban, Sabine Sinjen, Claude Rich, écrit aussi par Michel Audiard d'après le roman GRISBI OR NOT GRISBI d'Albert Simonin datant de 1955 (1963 Société Nouvelle des Établissements / Gaumont / Corona Filmproduktion / Ultra Films).

3 = Avec, écrit et réalisé par Quentin Tarantino, avec également John Travolta, Samuel L.Jackson, Uma Thurman, Bruce Willis, Harvey Keitel, Rosanna Arquette, Tim Roth, Christopher Walken, écrit aussi par Roger Avary (1994 Jersey Films / Miramax Films). PULP FICTION A OBTENU LA PALME D'OR AU FESTIVAL DE CANNES EN 1994.

4 = De Chuck Berry, extrait de l'album ST. LOUIS TO LIVERPOOL (1964 Chess Records).

5 = Lire l'article LES BONS FILMS NE SONT PAS FORCÉMENT CEUX QU'ON CROIT.

Photo : Andrzej Sekula (1994).





# Postato martedì 12 maggio 2009 00:56

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